Koffi Olomidé et Fally Ipupa – en froid depuis plusieurs années – partageaient la même scène, samedi 13 juin 2026, pour l’anniversaire du président Félix Tshisekedi. Si les caméras et téléphones étaient strictement interdits, la « radio trottoir » n’a pas tardé à bruisser de scènes à la limite du manque de respect envers le chef de l’État.
Le film de la soirée. Fally et son groupe arrivent les premiers pour lancer les festivités. Son ancien mentor, débarqué plus tard dans la soirée, prend le relais sur scène. Vient alors le moment tant attendu : le duo sur Eputsha, titre mythique de l’album Monde Arabe (2004), époque où Fally faisait encore partie du Quartier Latin. C’est là que le vernis craque.
Invité à rejoindre Koffi sur le podium, Fally s’exécute. Mais le « Grand Mopao » fait durer sa propre prestation, laissant son ancien poulain et les invités du président médusés. Las d’attendre, Fally finit par regagner sa place dans le public. Sentant le malaise, l’entourage souffle à l’oreille de Koffi qu’il est temps de lancer le morceau prévu. Contraint de respecter le protocole, Koffi invite alors « l’ancien chef d’orchestre du Quartier Latin » à remonter sur scène. Fally ne broche pas.
Aujourd’hui au sommet, fort de ses millions de ventes, de ses records de streams et de son double Stade de France, l’artiste a changé de dimension ; impossible pour lui d’être ainsi ramené à son passé de subalterne. Pour enfoncer le clou, Koffi réitère l’affront en l’appelant cette fois le « papa de Keyna » – une provocation à peine voilée quand on sait les relations délétères qu’entretient Fally avec sa fille. Agacé, ce dernier refuse de remonter. Il faudra de longues tractations en coulisses pour qu’il s’exécute enfin. Eputsha sera finalement joué, mais dans une ambiance glaciale.
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