« Nous nous attendons à un match difficile, nous ne prenons pas la RDC à la légère », a déclaré Noni Madueke, l’ailier droit de la sélection anglaise de football, ce mardi 30 juin 2026, lors de la conférence de presse d’avant-match des 16es de finale du Mondial 2026, qui opposera son équipe aux Léopards à Atlanta.
Après leur qualification historique, les Léopards de la RDC croiseront le fer avec les Three Lions d’Angleterre pour s’offrir une place en huitièmes de finale face au vainqueur du duel Équateur – Mexique. Pour ce choc inédit, l’approche de l’Angleterre va reposer sur la patience tactique, le respect de l’adversaire et une préparation rigoureuse. L’équipe anglaise s’attend à ce que la RDC évolue en bloc bas, avec parfois onze joueurs regroupés dans un espace de trente mètres pour contrer les vagues offensives britanniques.
Pour percer ce verrou, l’Angleterre prévoit de conserver ses schémas de jeu habituels. L’ailier d’Arsenal estime toutefois que son équipe doit se montrer plus efficace si elle veut venir à bout des Congolais. Lors de la phase de groupes, le Ghana a posé le même type de problèmes défensifs à l’Angleterre. Sans quelques décisions arbitrales controversées, dont un carton rouge et un penalty oublié, le score nul aurait d’ailleurs pu basculer à l’avantage des Black Stars.
Preuve supplémentaire que l’Angleterre prend cette partie très au sérieux : le soin apporté à la préparation d’une éventuelle séance de tirs au but. À ce stade de la compétition, deux nations – le Maroc et le Paraguay – ont déjà validé leur billet pour les huitièmes de finale grâce à cet exercice, au détriment des Pays-Bas et de l’Allemagne.
« Nous prenons la préparation des tirs au but extrêmement au sérieux », a insisté Noni Madueke, pour qui cette phase de jeu devient cruciale et nécessite le plus haut niveau d’exigence. Pour réussir cet exercice, un équilibre entre psychologie et technique s’avère indispensable selon lui. Le succès d’une tentative repose sur un mélange des deux : une grande partie dépend du mental, mais la technique de frappe et la gestion de la course d’élan restent fondamentales.
« Qu’il s’agisse de marquer un temps d’arrêt, d’attendre la réaction du gardien avant de déclencher son tir, ou simplement de choisir un côté et de frapper le plus proprement possible, il n’y a pas de consigne stricte imposée aux joueurs anglais », a-t-il précisé. Chaque joueur est encouragé à utiliser la méthode qui lui réussit le mieux.
Le joueur se dit prêt à se porter volontaire si le staff fait appel à lui. Cependant, le choix des tireurs n’est pas laissé au hasard ou à la seule initiative des joueurs : la décision finale revient à Thomas Tuchel. Le sélectionneur tranchera en fonction de ce qu’il estime être le meilleur choix pour l’équipe à l’instant T.
Comme lors des matchs de poule, Jude Bellingham et Harry Kane seront au cœur de la stratégie anglaise. Leur capacité à prendre leurs responsabilités sera primordiale pour faire la différence. Ce sont les deux atouts majeurs sur lesquels l’Angleterre compte s’appuyer pour éliminer la RDC. Concernant Jude Bellingham, Madueke évoque un joueur de « classe mondiale », tout simplement « injouable » lors du dernier match face au Panama. Il décrit son compatriote Harry Kane comme un attaquant qui « apporte une immense garantie en termes de finition ». Madueke insiste sur le fait que son équipe a impérativement besoin de leaders à leur meilleur niveau pour réussir cette phase à élimination directe.
