Après les derniers matchs des groupes E, I et J du Mondial 2026, les probabilités de qualification de la RDC pour les 16es de finale s’avèrent à la fois fortes et simples. Il suffira aux Léopards de battre l’Ouzbékistan, ce dimanche 28 juin 2026, avec un écart de deux buts pour aller défier le premier du groupe L – l’Angleterre ou le Ghana – au tour suivant.
Le tableau de la FIFA prévoit en effet un choc en 16e de finale entre le premier de la poule L et le meilleur troisième issu des groupes E, H, I, J et K. Pour sceller le destin de ce billet, il ne reste plus qu’à attendre l’issue des confrontations RDC – Ouzbékistan et Autriche – Algérie. D’ores et déjà, le scénario penche en faveur de la RDC à la seule condition de l’emporter. Si la sélection congolaise gagne par deux buts d’écart, sa différence de buts grimpera à +1. Elle devancera alors tous ses concurrents directs sur ce critère et empochera automatiquement son ticket.
Le tableau ci-dessous résume la situation des prétendants à cette place de meilleur troisième, avant les ultimes rencontres des groupes K et J :
| Groupe | Équipe 3e | Points | Différence de buts (DB) | Statut |
| Groupe E | Équateur | 4 | 0 | En tête actuellement |
| Groupe I | Sénégal | 3 | +2 | Dépassé d’office si la RDC gagne |
| Groupe H | Uruguay | 2 | -1 | Dépassé d’office si la RDC gagne |
| Groupe K | RDC (si victoire) | 4 | +1 | Qualifiée |
| Groupe J | Algérie / Autriche | À jouer | À déterminer | Dépassé d’office si la RDC gagne |
Pour terrasser l’Ouzbékistan, le sélectionneur de la RDC, Sébastien Desabre, doit cependant opérer des ajustements. Son équipe a souffert lors du deuxième match face à la Colombie et s’en est plutôt bien sortie avec un unique but encaissé. Son plan de jeu à cinq défenseurs, si brillant face au Portugal, s’est fissuré sous la pression de l’armada offensive colombienne.
Le public congolais exige de voir enfin à l’œuvre des profils beaucoup plus créatifs et percutants qui n’ont pas encore disputé la moindre seconde dans ce Mondial, à l’image de Théo Bongonda, Meschack Elia, Cipenga ou encore le meneur de jeu Gaël Kakuta. Lors du choc précédent face à la Colombie, l’apparition sur la pelouse de Nathan Mbuku a apporté cette étincelle indispensable pour réveiller le secteur offensif des Léopards. Sous les coups de boutoir de l’avant-garde congolaise, les Cafeteros se sont d’ailleurs repliés en bloc bas durant les dernières minutes de la partie, incapables de contenir cette soudaine intensité.
Dans cette optique, l’avant-centre Simon Banza, qui possède déjà une petite expérience des pelouses américaines dans ce tournoi, représente une option crédible pour faire sauter le verrou de l’Ouzbékistan. Sa propension à harceler le premier relanceur adverse et son abattage remarquable lors des phases de pressing constituent des atouts majeurs, une spécificité tactique tout à fait capable de faire pencher la balance en faveur de la RDC.
Sébastien Desabre montre qu’il en a pleinement conscience. Au cours de la conférence de presse d’avant-match, il a affiché sa volonté de présenter un visage plus offensif tout en restant prudent :
« Je peux garder le même système et le bonifier, tout comme je peux changer. Cela dépend, mais nous devons nous ruer vers l’avant tout en restant vigilants derrière. Le groupe compte 26 joueurs et offre plusieurs possibilités, soit par l’apport de sang frais, soit par la reconduction de l’équipe des deux premiers matchs. C’est la force de ce collectif homogène : il n’y a pas de cassure entre les joueurs ».
Interrogé par ailleurs sur le niveau global des nations africaines engagées dans cette Coupe du monde 2026, Desabre s’est montré confiant quant à leurs chances de soulever un jour le trophée :
« Je travaille depuis plus de 15 ans sur le continent. Je vois les fédérations se structurer et les entraîneurs s’améliorer. L’Afrique ne cesse de progresser. Cette évolution ne va pas s’arrêter car la marge de progression reste immense. J’espère que cette année, ou lors des éditions futures, une équipe africaine remportera la Coupe du monde. C’est uniquement une question de temps. »
